
Si vous avez déjà regardé une vieille auto des années 80 ou 90, vous avez peut-être remarqué quelque chose de bizarre : ses phares en verre sont encore clairs. Pendant ce temps, votre auto de 2019 a les phares jaunes. C’est frustrant, mais y’a une explication.
Le verre vs le polycarbonate : deux matériaux, deux réalités
Jusqu’au milieu des années 90, les phares étaient fabriqués en verre. Le verre est naturellement résistant aux rayons UV. Il se salit, oui, mais il jaunit pas. Il peut rester transparent pendant 20, 30 ans sans problème. C’est pour ça que les vieux chars ont souvent des phares qui ont encore l’air corrects.
Le problème avec le verre, c’est qu’il est lourd et fragile. Une roche sur l’autoroute pouvait briser un phare au complet. Pas idéal. Les fabricants ont donc fait le switch vers le polycarbonate dans les années 2000. C’est un plastique léger, résistant aux impacts, et qui permet de faire des formes aérodynamiques plus complexes. Tous les avantages du monde. Sauf un gros défaut.
Le talon d’Achille du polycarbonate
Le polycarbonate réagit chimiquement aux rayons ultraviolets du soleil. Quand les UV frappent la surface du plastique, ils brisent les liens moléculaires de la couche extérieure. Le plastique devient progressivement opaque et prend une teinte jaune. C’est un processus chimique irréversible sans intervention.
Les fabricants le savent. C’est pour ça qu’ils appliquent un revêtement protecteur anti-UV en usine quand le véhicule est neuf. Le problème, c’est que cette couche de protection se dégrade elle aussi avec le temps, l’exposition au soleil et les éléments. Après 3 à 5 ans, elle commence à lâcher. Et là, le plastique nu est exposé directement aux UV.
Au Québec, le sel de route, les abrasifs et les écarts de température accélèrent l’usure de cette couche protectrice. On a un article complet sur les causes du jaunissement des phares si vous voulez aller plus en détail.
Pourquoi on revient pas au verre, d’abord?
Bonne question. La réponse courte : les normes de sécurité et le design. Les réglementations nord-américaines favorisent les phares qui absorbent les impacts plutôt que ceux qui éclatent en morceaux. Le polycarbonate fait ça très bien. Le verre, non.
Y’a aussi la question du poids. Sur un véhicule moderne, chaque gramme compte pour l’efficacité énergétique. Les phares en verre pèsent significativement plus lourd que ceux en plastique. Et les designers veulent des formes qui sont tout simplement impossibles à réaliser en verre. Le polycarbonate est là pour rester.
La solution : protéger ce qu’on a
Puisqu’on est pris avec le polycarbonate, la meilleure stratégie c’est de le protéger correctement. Un revêtement céramique ou anti-UV appliqué après une restauration fait essentiellement le même travail que la couche d’usine, mais en plus résistant.
C’est un peu le même principe que la crème solaire. Le soleil va toujours être là. Vous pouvez pas changer ça. Mais vous pouvez mettre une barrière entre les UV et la surface que vous voulez protéger. On parle en détail de cette protection dans notre article sur le revêtement céramique pour phares.
Si vos phares sont déjà jaunes, la restauration professionnelle retire la couche oxydée et repart à neuf avec une protection fraîche. Consultez nos tarifs sur leroidesphares.ca pour voir les options.


